Parfois, juste parfois, je me rend compte que je suis un peu bête. Je devrais arrêter de réfléchir et agir. Oui, ca c'est bien moi, penser pendant des heures, me dire et redire tout jusqu'à en devenir folle. Me créer des situations fausses, qui pourraient arriver, et les conséquences qui s'en suivraient...
Mais au fond, pourquoi m'imaginer ce qui pourrait se passer, et pourquoi hésiter avant de parler ? De toute façon, je sais qu'il faudra le dire, je le sais, alors pourquoi me torturer l'esprit avec des "et si...".
Ce n'est qu'une perte de temps, il faut se lancer, le dire. Ne plus rester bloquée à perdre son temps, à avoir peur de quelque chose de stupide, car c'est surtout de cela qu'il s'agit... la peur.
Je suis une angoissée de la vie, et malheureusement cela m'empeche d'avancer parfois. la peur me paralyse, elle m'enveloppe, me sussure des mots d'incertitudes dans l'oreille alors qu'au fond, même si ce qu'elle me dit se produit vraiment, je ne serai pas plus mal, qu'on m'aime qu'on me deteste, si je me débarasse de la peur, et même si mes doutes se réalisent vraiment, je serai quelqu'un de grandit. Quelqu'un que je pourrais enfin aimer. Pour aimer les autres, il faut d'abord commencer par s'aimer soi-même.
Aujourd'hui je dis, au diable cette peur qui m'empêche de m'apprécier, aujourd'hui, je me sens enfin libre, je peux enfin être fière de moi-même. Et c'est vraiment tout ce qui compte au fond, comment pouvoir avancer dans cette vie si on ne se supporte pas? Que les autres ne nous supportent pas tant pis, il y en aura toujours qui nous supporterons, mais nous, on est obligé de vivre avec nous-même. Autant s'apprécier ^^
Alors ne faites plus des choses qui vous font vous detester vous même. Ne vous posez plus de questions. Restez vrai, et oubliez la peur des autres et de leur réactions. Et puis, si leur réaction est vraiment mauvaise, cela veut dire qu'ils ne méritaient pas votre amitié ou votre amour.
Aimez-vous d'abord et aimez les autres ensuite !
[Image : "La vrai découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à changer de regard" de Marcel Proust]